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 Fabrice Tiozzo raccroche.

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Jéjé
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MessageSujet: Fabrice Tiozzo raccroche.   Jeu 19 Oct - 22:18

Le Lyonnias Fabrice Tiozzo à déclarer ce matin au journal l'équipe qu'il désirait arrêter sa carrière.



Fabrice Tiozzo, 37 ans est lassé d'attendre de "vrais combats" qui n'arrivent pas alors qu'il devait remettre son titre WBA des mi-lourds en jeu face à Hector Hernan Garay en novembre.

"J'arrête. Je raccroche. Je prends ma retraite"

"J'en ai marre de me faire balader. A mon âge, j'ai besoin de vrais défis et je sais bien qu'on ne m'en proposera plus"

"Je me retire au sommet, et rien ne me fera changer d'avis."




Il a également déclarer qu'il ne monterait pas de catégorie pour affronter Jean Marc Mormeck dans un duel franco-français.

"Je ne suis pas un idiot, pour faire Tiozzo-Mormeck, il faudrait un million d'euros... mais rien que pour Don King ! (ndlr:le promoteur de Mormeck)... J'exagère à peine"


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Jéjé
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MessageSujet: Re: Fabrice Tiozzo raccroche.   Mer 1 Nov - 8:40

TIOZZO : ''JE NE SUIS PLUS MOTIVE''

Mécontent des défis qui lui sont faits, le Français Fabrice "Fabulous Fab" Tiozzo (48 victoires, dont 32 avant la limite, 2 défaites) a décidé de raccrocher, à 37 ans, les gants. Une semaine après avoir lâché l’info, en exclu dans l’Equipe, l’ancien champion des poids mi-lourds de la World Boxing Association se confie, en exclusivité, sur Netboxe.com.

NB : Avant d’aborder votre avenir de pugiliste professionnel, comment allez-vous ?

FT : Ça va pas mal. J’ai passé des moments difficiles, mais je vais mieux. Je me suis libéré d’un poids.

NB : En annonçant votre retraite sportive dans l’Equipe, la semaine dernière, vous avez lâché une « bombe ». Vos mots ont déclenché un peu de tout. De vibrants hommages, surtout, une belle passe d’arme entre Michel Acariès et Jean-Marc Mormeck, et la polémique. En effet, certains mettent votre parole en doute et clament que ce n’était rien d’autre qu’un énième coup de gueule. D’autres encore n’hésitent pas à dire que la vraie raison qui vous pousse à ne plus mettre de bandages durs autours de vos mains est votre impossibilité à refaire la limite des mi-lourds, soit 79,379 kilos. Qu’avez-vous à répondre ?

FT : Je tiens à réaffirmer ici mes propos. Ma décision est mûrement réfléchie et elle n’est pas prise sur un coup de tête. Je persiste, et je signe ! C’est fini. Basta. Je prends ma retraite. Aux sceptiques, qui ne représentent finalement pas grand-chose à mes yeux, j’ai envie de demander pourquoi ils doutent de ma parole ? Et pourquoi ils affirment que je fais ça sur un coup de gueule. Des coups de gueule j’en ai eu quelques-uns, mais en aucun cas, croyez-moi, ils pourraient porter à eux-seuls la responsabilité de mon retrait. Pendant ma carrière, j’ai agi avec ma conscience. J’ai toujours été clair et dit ce que je pensais, sans faux-fuyants. Et malgré ça, à chaque fois que je déclare un truc dans les médias, c’est la même chose. Une poignée de têtes bien pensantes remet toujours ma parole en cause. Je suis désolé pour eux mais je dis ce que je pense, comme je le pense, au moment où je le pense. C’est vrai, je suis parfois un peu direct, mais c’est moi. Si certains s’entourent de conseillers en communication, moi pas. Quant à ceux qui parlent sans cesse de mon poids, ce sont des incompétents. Ces gens ne connaissent rien à ce sport. Le 15 juillet dernier, au Cannet, je pesais 88,500 kilos, soit moins de dix kilos au dessus de la limite de ma catégorie. Dans ces conditions, comment peut-on douter que je ne puisse pas être au poids le jour J, quelques mois plus tard. Cette histoire au sujet de mon poids est un faux problème. Si je décide vraiment d’être à la limite des mi-lourds, je le fais. Je l’ai déjà prouvé.

NB : Comment cette idée de prendre votre retraite a-t-elle germé en vous ? Au fil des mois ? Brutalement ?

FT : Ça fait évidement plusieurs mois que j’y réfléchis. Je ne suis pas dupe. Quand je voyais ma situation, en mi-lourds, où il ne se passait pas grand-chose, c’était dur à vivre. C’est la faute de personne, ok. Je sais qu’il y a peu de noms intéressants à boxer et que les combats sont difficiles à organiser, mais moi, à mon âge, je vis dans l’attente, à me demander ce que je vais faire de mon titre. Ça fait des mois que j’espère Le Grand Combat, mais il n’arrive pas. On me propose un tel, puis machin et truc, mais à la fin, rien. On me fait également miroiter un passage chez les lourds-légers pour y faire des trucs qui, selon-moi, n’arriveront jamais. J’en ai assez. Ça ne sert plus à rien que je fasse de la boxe. Vraiment plus à rien. Je perds mon temps.



NB : Pourquoi raccrocher les gants maintenant, à quelques semaines seulement de votre prochaine défense de titre face à l’Argentin Hugo Hernan Garaï…

FT : (Il coupe). Garaï aurait été un valeureux challengeur, je n’en doute pas. Ça aurait été un vrai match. Je connais un peu la boxe et je suis certain que ça aurait fait un combat d’hommes. Mais ce duel ne me motive pas ! Il ne me motive pas (il répéta la phrase en en martelant chaque syllabe). Alors après, on peut dire que je me la raconte (sic), que je ne suis qu’un prétentieux, ok, peut-être, tout ce que vous voudrez, mais ça ne me motive pas. (Il répète les deniers mots). Tout simplement. Pour arriver à être au poids des mi-lourds et en baver comme un damné tous les jours à la salle, il faut que je sois motivé à cent pour cent. Et là, sans faire injure à l’Argentin Garaï, je ne l’étais pas. Après Silvio Branco, puis Dariusz Michalczewski, je me voyais boxer un grand rival. Un mec qui me fasse kiffer, qui me parle. Au lieu de cela, on m’annonce que je dois faire Garaï. Mais pour moi, disputer ce combat est impossible. Non et non. Cela ne me motive pas. Voilà. Tout à coup, je me suis vu aller droit dans le mur. J’ai préféré tout arrêter. On peu quand même me laisser le droit d’être motivé ou non. Et bien là, je ne le suis pas. Pour les fans, que Tiozzo batte Garaï apparaitra comme une chose normale. Ce n’est plus ce que je souhaite offrir au public. Je voulais disputer des grands matchs. Des combats qui veulent dire des choses. Des duels qui me filent la chair de poule. Qui me mettent hors de moi.




NB : Donc c’est fini ! Terminé ! On ne vous reverra plus sur un plancher cordé ?

FT : (Long silence)…

NB : Fabrice Tiozzo, c’est terminé ou pas ?

FT : J’ai pris cette décision parce que mon avenir pugilistique, à ce moment là, était fermé. Je ne m’y attendais pas, parce que pour moi tout ça était bel et bien fini, mais j’ai déclenché un beau bordel. Alors je vais être très clair. Je suis retraité, c’est dit, c’est écrit. Mais si demain, on me propose de parapher un contrat précis, avec une date et un adversaire. Si on me laisse un peu de temps pour m’affûter. Bien sûr que je le signe le contrat. Je suis un combattant, moi. Je suis boxeur ! Maintenant, si c’est dans dix piges, avec des oui peut-être, des non peut-être et des il faut voir, ce n’est pas la peine. Ça ne m’intéresse absolument pas. Mais je n’y crois pas trop. Ce n’est pas arrivé quand j’étais en activité, alors il faudrait un vrai miracle pour que ça se produise maintenant. Enfin, je vais partir en thalassothérapie, puis, je ferai aussi un peu de musculation, histoire de m’entretenir un peu, au cas une opportunité se présente.

NB : Donc, il y a peut-être une petite chance alors ! Pourriez-vous affronter Jean-Marc Mormeck, l’ancien tenant des titres WBA et WBC des poids lourds-légers, qui s’est fendu d’un vibrant hommage à votre encontre ?

FT : Ça fait partie des choses du possible, oui. Si les acteurs financiers veulent vraiment que ce projet se réalise, alors je serai prêt. Mais j’ai lu que l’affaire se compliquait déjà, et vous remarquerez au passage que mes propos dans l’Équipe n’étaient pas le fruit de mon imaginaire, pour des histoires d’égos.

NB : Justement, que pensez-vous des déclarations qu’il a faites, selon lesquelles il rêve de vous affronter, pile poil le lendemain où vous rendez publique votre décision...

FT : J’ai été le premier étonné à la lecture de ses déclarations dans l’Equipe. Maintenant, pourquoi se met-il à parler comme ça, d’un seul coup, je n’en sais rien.

NB : Ces derniers temps, vous rêviez de qui ? À Quoi ?

FT : (Il se marre). Je rêvais de pouvoir affronter Mormeck, puis Virgil Hill, dans l’ordre que vous voulez. Mais apparemment, ils n’étaient ou ne sont pas dispos. Je rêvais de pouvoir reprendre un titre mondial chez les lourds-légers. En mi-lourds, je rêvais, mais ça c’est vraiment terminé, d’affronter les Américains. Mais eux, ils ont trouvé une meilleure combine encore. Ils s’affrontent à tour de rôle, à grands coups de revanches, pour un bon paquet de fric. Les autres, ils attendent comme des couillons !



NB : Ce duel qui vous mettrait aux prises avec Jean-Marc Mormeck, vous le vouliez vraiment

FT : Mais j’ai remué ciel et terre depuis des mois pour l’avoir !

NB : Vous qui rêviez de grands combats, êtes-vous triste de partir de cette façon ?

FT : Triste, non. Amer, oui. Comment dire, si c’est vraiment fini, alors il me restera dans la bouche un petit goût d’inachevé.

NB : Avant votre annonce, vous étiez-vous fixé une date butoir pour raccrocher ?

FT : Non, pas du tout. Lorsque je disais que je ferais Garaï, et trois combats après, en 2007, je le pensais vraiment. Mais désormais, j’en suis incapable !

NB : Étiez-vous en contrat avec Michel Acariès

FT : Non. Avec Michel, je n’avais pas de contrat écrit. À chaque fois, c’est moi qui suis allé l’embêter pour qu’il m’organise des matchs.

NB : Donc vous êtes disponible pour signer avec un promoteur anglais, allemand… Ou bien avec Golden Boy Promotions ? C’est une idée trop folle ?

FT : Non ! Je n’ai pas dit que j’arrêtais pour ça. J’ai déclaré que j’arrêtais, c’est vrai, mais quand je vois le bordel que ça a mis, et que ça a également fait bouger les choses, je me dis que maintenant, je vais peut-être décrocher la lune !

NB : Et avant, pourquoi ne pas avoir tenté une nouvelle aventure à l’étranger ?

FT : Michel et moi n’avions pas de contrat, c’est vrai, mais qui ceux qui me connaissent et qui arrivent à me cerner savent que pour moi, un contrat moral et aussi important qu’un contrat écrit. Je respecte toujours ma parole donnée.

NB : Michel Acariès a-t-il été à la hauteur de vos espérances

FT : Non, car je n’en serais pas là aujourd’hui ! À sa décharge, il a tout fait pour faire Ulrich, puis il a essayé de monter Erdei. Malheureusement pour moi, tout a foiré. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir cassé les pieds à Michel, croyez-moi Mais je me suis également rendu compte que les choses sont plus compliquées qu’il n’y paraît. Surtout lorsqu’il s’agit de boxe.

NB : Franchement, n’avez-vous jamais eu l’impression d’être un peu responsable de cet état de fait ?

FT : Bien évidement que oui. Et mon parcours ses dernières années en atteste. C’est vrai, j’ai certainement une part des responsabilités dans le fait que je ne boxe pas souvent. Je suis lucide vous savez. Mais quand même, comment se fait-il que je n’obtienne pas le combat auquel je pense avoir droit. Je ne comprends pas que l’on n’arrive pas à l’organiser. Je ne vais pas jouer les pleureuses, ni polémiquer, mais je me suis posé longtemps cette question. Pourtant, j’ai répondu présent dans les grands rendez-vous, à part face à Hill. (Il rit). Je crois aussi avoir prouvé qu’avec Fabrice Tiozzo, on peut organiser en toute tranquillité des grandes soirées de boxe. Sans jeter la pierre à personne, comment se fait-il que je n’arrive pas à obtenir un grand match ?




NB : Lui ou un autre ont-ils les moyens de vous faire changer d’avis ?

FT : J’ai remué ciel et terre des mois et des mois pour avoir un grand combat. Alors permettez-moi de le dire une dernière fois : Je suis toujours open pour boxer, mais pour un grand rendez-vous à très courte échéance. Mais de toute façon, je n’y crois guère.

NB : Après seize ans de boxe, on est usé ? Déçu ? Triste ?

FT : Usé non. Je suis loin d’être usé. (Il est mort de rires). Triste oui. Au début de ma carrière, je croyais qu’en devenant champion du monde, la vie serait tous les jours rose. Malheureusement, c’est plutôt le contraire qui s’est passé. Avec les titres, j’ai aussi récolté les problèmes qui vont avec. Mais bon, la joie que j’ai éprouvée sur le ring au moment où j’ai gagné mes titres mondiaux gomme en partie cette tristesse. Déçu, je le suis un petit peu également. C’est quant même une page de ma vie qui se tourne.

NB : Qu’avez-vous envie de dire à vos fans Fabrice. Je parle des vrais, des fidèles ?

FT : Je les remercie merci, du fond du cœur. Ils m'ont apporté l'affection et l'amour que j’ai recherché, tout au long de ma carrière. C'est déterminant pour un boxeur de se sentir supporté par une foule. Ce sont des instants magiques. À ceux qui ont compris cela, ainsi qu’à ceux qui ne m’ont jamais laissé tomber, je leur témoigne gratitude et amitié.

NB : Et à ceux qui vous dénigrent et vous salissent ?

FT : Ces gens-là sont de la merde ! De toute façon, je ne leur accorde aucun crédit. Pour moi, ce sont des gens sans importance !

NB : Sportivement, de quoi êtes vous le plus fier ?

FT : De la globalité de ma carrière. Elle me ressemble assez bien. J’ai fait des trucs de fou, auxquels personne ne croyait et dont je suis fier. J’ai disputé des grands combats, contre de très bons rivaux, et j’ai remporté quelques titres. Enfin, j’ai aussi fait pas mal de conneries, mais je les assume.

NB : Pouvez-vous enfin révélé la vraie raison de votre second échec devant Hill ?

FT : Oui. Le combat devait de dérouler à Las Vegas. J’étais affuté comme jamais pour prendre ma revanche. Virgil Hill, que j’avais croisé à l’hôtel, le savait. Et comme par le plus grand des hasards, deux jours avant la pesée, le combat a été remis. J’étais dégouté et j’ai pété un câble ! Je suis donc parti m’évader, croyant que je ne boxerais pas avant la fin de l’année. Sauf qu’à mon retour, Don King, mon promoteur à l’époque, m’a dit que le duel aurait lieu un mois après. Le jour J, c’est moi qui me suis présenté hors de forme. Je n’étais pas bien entraîné. J’ai bien tenté de faire ajourner le combat, mais on m’a fait entendre qu’il ne fallait pas. J’ai donc perdu, sèchement. Mais en même temps, cette défaite me ressemble tellement.


NB : Vous êtes un homme de défis et de rendez-vous. Qu’elles seront les axes forts de votre nouvelle vie ?

FT : Comme je l’ai déjà dit, je ne fais jamais deux choses à la fois. Jusqu’à ces derniers mois, mon esprit était entièrement occupé par ma carrière sportive, et uniquement par elle. Désormais, maintenant qu’elle est terminée, je vais commencer par prendre un peu de repos. J’ai besoin de tourner la page. Après je prendrai des orientations.

NB : Votre avenir pourrait-il se construire à travers le projet d’aider une autre chaine que Canal+ à s’ouvrir vers la boxe ? Ou bien par l’envie de devenir consultant boxe. Tenez, sur Canal+ justement ?

FT : Une chose est certaine, mon avenir est toujours dans la boxe. J’ai envie de dire que tout est possible. Je suis ouvert à tout, pour des projets sérieux et bien aboutis. Développer la boxe sur une chaîne, hertzienne ou du câble, ça semble plutôt difficile aujourd’hui. Peu de patrons ont la volonté réelle de voir ce sport sur « leur » antenne. Quant à commenter des combats de boxe sur Canal+, bien sûr que j’aimerais bien. Et puis ça, c’est un truc que je sais faire."

Olivier Monserrat-Robert, le 24 Octobre 2006




http://www.netboxe.com/rep1/page.php?idz=6639

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