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 Charles Baudelaire

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Elhorianne
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MessageSujet: Charles Baudelaire   Mar 14 Fév - 23:48



Sa vie...

En 1827, son père meurt mais cet homme lettré, épris des idéaux des Lumières et amateur de peinture, peintre lui-même, lui laisse un héritage spirituel. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Aupick. Le futur poète ne pardonnera jamais à sa mère ce remariage et l'officier Aupick incarne à ses yeux tout ce qui fait obstacle à ce qu'il aime: sa mère, la poésie, le rêve, la vie sans contingences.

Renvoyé du lycée pour une vétille en 1839, Baudelaire choisit de mener une vie en opposition aux valeurs bourgeoises incarnées par sa mère et son beau-père. Il entreprend un voyage vers les Indes qui écourté, imprégnera pourtant son imaginaire (amour de la mer, vision d'un ailleurs exotique).

De retour à Paris, il s'éprend de Jeanne Duval, jeune mulâtresse, avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dandy endetté, il est placé sous tutelle judiciaire et connaît dès 1842, une vie misérable. Il commence alors à composer plusieurs poèmes des Fleurs du mal. Critique d'art et journaliste, il combat les formes exaltées du romantisme. En 1848, il participe aux barricades mais souhaite surtout, dit-on, exhorter les insurgés à fusiller... Aupick. Plus tard, il partage la haine de Gustave Flaubert et de Victor Hugo pour Napoléon III.

Les Fleurs du mal paraissent en 1857 et le recueil est en partie condamné « pour outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs ». La nouvelle édition de 1861 sera enrichie et restructurée mais aussi amputée de six poèmes interdits par le juge Pinar (Les bijoux ; Le Léthé ; À celle qui est trop gaie ; Lesbos ; Femmes damnées [le premier poème] ; Les métamorphoses du vampire). La troisième édition (1868) ne se fera pas du vivant de Baudelaire. Le poète part alors pour la Belgique et se fixe à Bruxelles où il prépare un pamphlet contre ce pays qui figure à ses yeux une caricature de la France bourgeoise. Il y rencontre Félicien Rops qui illustre les Fleurs du mal. C'est à Paris qu' il meurt d'aphasie et de paralysie en 1867. Il est enterré au cimetière du Montparnasse. À sa mort, son héritage littéraire est mis aux enchères. Michel Lévy (éditeur) l'acquiert pour 1 750 francs. Le jugement de 1857 ne sera revisé, et Baudelaire réhabilité, qu'en 1949.

Il fut également le premier traducteur en français d'Edgar Allan Poe (notamment les Histoires extraordinaires), qu'il contribua à faire connaître. On tient parfois ces traductions comme supérieures à l'original.



Son art...

Du Romantisme, Baudelaire hérite la vision du poète en marge de la société humaine, plus près de Dieu (Bénédiction) ou de Satan (Les Litanies de Satan) que du monde terrestre (L'Albatros). Ce refus du monde matériel, notamment de l'univers bourgeois triomphant qui s'impose à la France pendant le 19e siècle, s'incarne dans une imagerie où les mouvements ascendants - élévation symbolisant le spirituel, le mystique et le génie artistique (Les Phares) - s'opposent aux «miasmes morbides» de la Terre (Élévation), à la chute dans le néant (Le Goût du néant) et au poids du Spleen et du Temps (Spleen et La Chambre double). Cette lutte entre le haut et le bas, entre l'Idéal et le Spleen, se poursuivra tout le long des Fleurs du Mal à travers de nouveaux thèmes comme la ville, le vin, le mal et la révolte, pour aboutir à l'ultime espoir, au dernier voyage : la mort.
Au-delà de cette représentation du monde assez typiquement romantique, Baudelaire annonce le Symbolisme. Cela, le poème Correspondances l'illustre en faisant la description d'analogies entre les perceptions relevant de sens différents, mais aussi en suggérant une unité secrète entre les univers sensoriel et spirituel, unité que le poète aurait charge de comprendre et de traduire. Si la foi en une telle unité n'est pas le fait de tous les lecteurs de Baudelaire, il n'en demeure pas moins qu'elle est cohérente avec une oeuvre où les sensations dominent, notamment par l'évocations de parfums, du crépuscule parisien (Recueillement ou la nuit épaisse du Balcon) ou des états sensoriels liés à l'angoisse la plus morbide (La Cloche fêlée, les divers Spleen, la première partie de Chant d'automne).


Quelques liens...
Un site consacré à la vie et l'oeuvre de Charles Baudelaire
Poetes.com - Charles Baudelaire

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